Cher connard

Virginie Despentes

Grasset

  • 21 septembre 2022

    Vous aimez les connards ?
    Moi non plus !
    Le retour tant attendu de l'autrice à la plume insolente ! Vous ne serez pas déçus !
    - Anaëlle


  • par (Libraire)
    17 septembre 2022

    Coup de coeur

    Un livre iconoclaste, à la forme épistolaire dans lequel l'autrice dépeint de sa plume acérée un instantané de notre époque. Après un démarrage coup de poing se dessinent des personnages en nuances de gris, à la fois tributaires d'héritages culturels encombrants et soumis aux injonctions véhémentes et parfois contradictoires d'un présent azimuté qui empêche la prise de recul. Au-delà d'une prise de position post #metoo évidemment nécessaire, le roman est avant tout le portrait acide de notre société en mal de vivre ensemble. Une réussite !

    Fabien, libraire


  • par (Libraire)
    17 septembre 2022

    Par Mathilde

    Je commence et je me confesse : je n’avais jamais lu Despentes. Alors en voyant qu’un nouveau sortait à la rentrée je me suis dit « Super, je vais enfin pouvoir m’y mettre » et je n’ai pas été déçue. J’ai beaucoup aimé ces personnages qui se veulent détestables mais que l’on aime quand même (autant Rebecca que Oscar).

    Ensuite, les sujets abordés et ce qui en est dit est juste : l’alcoolisme et la drogue détruisent des vies et rendent con, le féminisme est nécessaire, les ados sont des êtres en pleine mutation et le confinement leur à couper les ailes, il est possible d’agresser quelqu’un sans avoir l’impression de le faire, et l’humain n’est pas une machine infaillible et parfois, juste déballer sa vie à quelqu’un fait beaucoup de bien.

    Ce roman parle peut être juste de choses évidentes, mais qu’il est parfois bon de rappeler. Nous retrouvons un engament féministe, mais elle nous permet d’y voir plusieurs courants : les féministes de la nouvelle génération et celles de l’ancienne.

    Bref, un roman que j’aime beaucoup et qui résonne en moi, et dans ma vision du féminisme, entre autres.


  • par (Libraire)
    14 septembre 2022

    Une claque littéraire en perspective !

    Lorsqu’un écrivain désabusé, accusé d’agressions sexuelles, entame une correspondance houleuse avec une actrice que l’industrie délaisse du fait de son âge, il ne peut en résulter qu’un ouvrage explosif ! Surtout si c’est Virginie Despentes qui tient la plume ! Avec ingéniosité, l’autrice parvient ici à nous délivrer le récit de deux âmes esseulées qui, au fil d’échanges sur les réseaux sociaux et par mails, finissent par grandir en s’entraidant.
    Une pépite à la fois intelligente et percutante, qui met au-devant de la scène des thématiques d’actualité (drogues, alcoolisme, place de la femme, #Metoo, épidémie…). Un énorme coup de cœur au sein de cette rentrée littéraire.


  • par (Libraire)
    7 septembre 2022

    "Cher connard" est un roman épistolaire à deux, puis trois voix ; mais le dialogue principal est tenu par les deux protagonistes que sont une actrice vieillissante en mal de tournage et une connaissance de jeunesse devenue écrivain à succès, affublé d'une cabale sur les réseaux sociaux pour une affaire de harcèlement sexuel.
    Tous les deux s'étant extirpés de leur milieu ouvrier, la menace de l'échec vient faciliter un rapprochement, raviver des souvenirs. Au fil des échanges une empathie inattendue naît et ouvre un nouvel horizon, un peu à l'écart de la bataille qui se joue partout dans la société entre homme et femme. Ces deux ennemis désignés de notre temps apprennent à s'écouter et discuter de leurs désaccords. Despentes embrasse toujours avec acuité son époque. Qu'elle évoque l'amour, le sexe, la drogue, elle ne dynamite plus le paysage, elle use de son verbe pour en faire une arme de conciliation, une perspective de retrouvailles.


  • par (Libraire)
    3 septembre 2022

    Indispensable

    Virginie Despentes est de retour, et en très grande forme.

    Un écrivain est rattrapé par le mouvement ‘Meetoo’ pour des agressions dont il n’a même pas conscience envers sa première attachée de presse.
    Il tombe de son piédestal et s’en ouvre à une ancienne connaissance : une amie de sa sœur ainée, actrice adulée mais devenue moins désirable à l’approche de la cinquantaine.

    Le dialogue entre ces deux animaux blessés est vif, incisif, sans concessions, et d’une lucidité que leur indignité rend totalement crédible et légitime.

    Féminisme(s), réseaux sociaux, rapports aux drogues, mal-être : tout est passé au crible, sans fard et sans fausse pudeur.
    Et si pour mieux vivre les uns avec les autres, il fallait juste se respecter et apprendre à s’aimer ou s’ignorer ?

    Total respect en tout cas pour Madame DESPENTES qui signe un des textes les plus puissants de la rentrée : de ceux qui resteront en témoignage de notre époque.

    Indispensable.

    Jérôme / Jean-Loup / Noëlline - Libraires


  • 26 août 2022

    Le retour de Virginie Despentes avec un grand roman épistolaire sur l’addiction, nos contradictions et l’amitié. Rebecca et Oscar, puis Zoé, n’avaient rien pour s’entendre mais, au fur et à mesure de leurs échanges, ils vont se trouver des points communs et même se lier d’affection. Despentes donne un grand coup de pieds aux raisonnements binaires qui façonnent notre société libérale à l’heure de #metoo : hommes/femmes, jeunes/vieux, pauvres/riches… Des morceaux d’anthologie signent ce roman qui fait le lien entre King Kong théorie et Vernon Subutex.


  • par (Libraire)
    24 août 2022

    Roman épistolaire où conversent une actrice intouchable et un écrivain harceleur, que sa victime, une jeune féministe, dénonce dix ans après les faits. La vague Me Too, tout comme le confinement, est l'occasion d'une profonde remise en question d'eux-mêmes, de leur rapport au monde et à autrui. A rebours des réseaux sociaux, où on décoche ses flèches sans mesure, chacune de ces lettres creuse lentement le même sillon, car c'est la voix de Despentes qui s'entend toujours si puissamment dans son réquisitoire implacable d'une société qui se réveille difficilement de l'emprise du patriarcat. Et une écriture impeccable de fluidité


  • 23 août 2022

    Chers RS

    Virginie Despentes, s’attaque sur fond de #METOO, aux thèmes du moment, tout en gardant ses sujets de prédilections, l’amitié entre personnes à la dérive….
    Les réseaux sociaux, le harcèlement, le féminisme, le retour sur la période du confinement, font, ce nouvel opus à trois voix, sous forme de mail ou de post sur Instagram.
    Mais au-delà de tout cela, c’est plutôt l’addiction, le véritable thème, à l’alcool, aux drogues, à la gloire, à la beauté, à la communication intempestive sur tout et n’importe quoi….
    C’est malin, bien fait, on adore détester ses personnages, et son côté rentre dedans, son vocabulaire cru ….
    Même si par moment, c’est un peu long, et que l’on retrouve les travers des précédents romans….mais on attendra le prochain avec impatience.


  • 22 août 2022

    Comme toujours, Virginie Despentes frappe fort ! Elle est la seule à oser un titre aussi provocateur. La seule encore à faire un roman sans aucune histoire. Et, surtout, encore la seule à rassembler trois personnages complétement opposés reliés par un procédé littéraire un peu désuet, la relation épistolaire.

    Après la révolution MeToo, Virginie Despentes livre ses réflexions mais aussi analyse notre société relevant ses aberrations, ses archaïsmes, ses avancées et affirme encore et encore ce qui fait le sel de son lien aux autres, l’amitié.
    Brins de sujet

    Son titre Cher Connard mêle tendresse et intransigeance à la fois. Imaginez Oscar Jayack, un écrivain plutôt malgré les succès de ses précédentes parutions, qui injurie sur Instagram Rebecca Latté. Elle était une actrice adulée dans sa jeunesse, image de la séduction féminine accomplie, qui à cinquante ans est en sommeil. Oscar, prototype du mâle la quarantaine avancée, charge son physique. Ça vous fait penser à certains ! Oui, ils sont encore nombreux à oser encore s’exprimer de la sorte! Et la réponse qu’elle lui fait commence par Cher Connard …

    En fait, Oscar et Rebecca se connaissent et vont entretenir une correspondance, dont on ne sait rien du procédé, email ou courrier, durant plusieurs années. Un autre personnage vient se glisser dans ces échanges. Lorsqu’elle était attachée de presse d’oscar, Zoé Katana a accusé Oscar de harcèlement. Devenue blogueuse et féministe, ses articles viennent s’intercaler de temps en temps, rappelant aussi les impacts délétères des réseaux sociaux.

    Comme Virginie Despentes ne rangent personne dans des cases binaires peu vraisemblables, Cher Connard est à la fois un essai, avec ses nombreux argumentaires développant les raisonnements, soupesant les arguments, les contredisant, en bref discutant un certain nombre de sujets sociaux d’actualité ou d’idées en vogue en ce moment.

    Mais aussi, Cher Connard est un roman. Virginie Despentes crée trois personnages qui vont, au fil des échanges, non seulement être crédibles dans leur personnalité, mais aussi évoluer au contact de l’autre, de son soutien et même de son amitié.

    La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2022/08/22/virginie-despentes/


  • par (Libraire)
    20 août 2022

    CHER CONNARD

    Echanges épistolaires entre Oscar écrivain en manque d'inspiration et Rebecca féministe et actrice vieillissante.
    Publications de Zoé, ex attachée de presse, sur les réseaux pour dénoncer son harceleur (Oscar).
    Féminisme, MeToo, réseaux sociaux, alcool, drogue ... sous la plume de Virginie Despentes, toujours aussi percutante !


  • par (Libraire)
    18 août 2022

    Un florilège réjouissant des thèmes de prédilections de Virginie Despentes !

    Oscar, auteur procrastinateur, échange à distance, avec Rebecca, une actrice devenue célèbre, et amie d'enfance de sa sœur. La conversation s'engage alors qu'il a tweeté sur celle-ci sur un ton dégueulasse et qu'elle lui répond sur le même ton. D'autant qu'Oscar, ancien toxicomane et alcoolique est victime d'un lynchage public suite à une dénonciation de son comportement par Zoe, jeune attachée de presse de sa maison d'édition. Au fil des échanges, Rebecca devient comme son miroir féminin en lui faisant prendre conscience du milieu dans lequel il évolue et les dérives machistes que le mouvement MeToo dénonce. Ces échanges croisés entre Oscar, Rebecca et Zoe que tout oppose, tissent un lien à travers les démons et les sensibilités de chacun(e). Alors que la pandémie bouscule le quotidien, ces personnes au bord du cadre, sont plutôt à l'aise quand le cadre explose. Dans son dernier roman, Virginie Despentes reprend tous ses thèmes de prédilection (féminicide, MeToo, addiction, critique du monde de l'édition et de l'industrie du cinéma) au cordeau, dénonçant l'humiliation de l'humain devant la machine quand nos humanités sont réduites à nos valeurs économiques.


  • par (Libraire)
    17 août 2022

    Les autres en toute amitié

    Des lettres pour dompter le chaos, apprivoiser l’autre, se découvrir et se redécouvrir… Voilà ce que nous propose Virginie Despentes à travers une relation épistolaire au long court entre plusieurs gueules cassées de la vie, aux mots comme de l'acide jeté en plein visage.

    Sur papier, on s’insulte , on se fantasme et surtout on se séduit comme on se pardonne... .ou pas !

    L’affection furieuse que Virginie Despentes porte au genre humain atteint ici une portée douce-amère, une force brute qui donne envie de rêver.


  • par (Libraire)
    17 août 2022

    Coup de cœur de la chouette

    "Cher connard" : le titre est provoquant, troublant, piquant... mais il est loin d'être gratuit tant il saisit parfaitement l'ambivalence du roman. Construit comme un échange d'e-mails ponctué de billets extraits d'un blog féministe, le nouveau Despentes met en scène deux personnages que tout oppose. Le premier est un homme médiocre, qui a connu un certain succès avec ses romans, et qui est aujourd'hui accusé d'harcèlement par son ancienne attachée de presse alors qu'elle débutait sa carrière. La deuxième est une star du cinéma, convaincue de sa toute-puissance et atterrée qu'on ne lui propose plus que des rôles de mère en raison de son âge.
    Tout les oppose, donc ? Ce n'est pas si sûr, et après l'échange de boulets de canon suivra un début de correspondance régulier, qui leur fera prendre conscience d'un point commun : une addiction pour leur double supposément amélioré par l'alcool ou la drogue. L'amitié pourrait-elle sauver un "connard"... ?
    Féminisme, réseaux sociaux, patriarcat, médias, monde littéraire, consommation, famille, substances légales et illicites : impossible d'énumérer toutes les thématiques abordées via cette correspondance éminemment moderne, qui jette un coup de projecteur sans concession sur les maux du monde 2.0.


  • par (Libraire)
    16 août 2022

    Coup de cœur de Cyril

    Une relation épistolaire survoltée entre un harceleur dénoncé sur les réseaux sociaux et une icone vieillissante du féminisme. Un roman puissant, subtil et intelligent.
    Un excellent Despentes en somme !!
    Librairie la Promesse de l'Aube


  • 8 août 2022

    cher connard

    Tous les libraires attendaient un nouveau roman de V.Despentes, cette autrice sulfureuse qui sait par son style brut et cru nous plonger dans le monde actuel.
    Notre désir est exaucé, son nouveau roman : "Cher connard" paraîtra le 17/08 chez Grasset.
    Roman épistolaire à trois personnages via notre système de communication d'aujourd'hui, adopté par tout le monde : le mail.
    Les trois personnages sont :
    - Rébecca, actrice sur le retour
    - Oscar, écrivain en panne
    - Zoé, trentenaire et féministe radicale.
    Les réseaux sociaux sont leur seul façon de s'exprimer, de se positionner.
    Internet, les blogs, l'étalage des vécus, l'intimité, les confessions, les commentaires haineux sans recul sont disponibles H24 pour les moutons ( pardon de faire intervenir ces animaux qui n'ont rien demandé ) mordus par ce moyen de communication.
    Ce fixe à ce propos l'addiction aux drogues multiples qui animent les personnages paumés, en arrêt et en recherche d'une solution qui pourrait leur ouvrir un autre horizon.
    C'est l'univers de V.D., le terrible constat de la solitude humaine, des dérapés de la vie, des sans espoir trop sensibles.
    J'avais adoré la trilogie de Vernon Subutex, je retrouve ici la cruauté de notre société cruelle.
    V.D. à travers ses personnages exprime sa rage et sa colère avec le style qui lui colle à la peau, virulent et sincère, ça ne plait pas à tout le monde est c'est tant mieux.
    Alors un petit bémol, je trouve que son nouveau roman est redondant, répétitif, un peu décousu et puis surtout cette atmosphère plus noire et collante que la suie ne me remonte pas le moral.
    On parle d'une histoire d'amitié, on peut en douter tant les personnages sont imbus de leur personne et de leur personnage.
    Maintenant j'avoue que je n'ai pas terminé la lecture.
    Il y a un temps, un espace pour chaque livre, celui-ci m'a échappé.