L'eau du lac n'est jamais douce

Giulia Caminito

Éditions Gallmeister

  • par (Libraire)
    27 juin 2022

    Une adolescente peinte dans un magnifique clair-obscur !

    L’eau du lac n’est jamais douce. L’adolescence non plus. Nous suivons notre héroïne naviguer dans les eaux agitées de la jeunesse. Elle vient d’une famille pauvre qui tient debout grâce au caractère rude et têtu de la mère. Celle-ci s’occupe de quatre enfants et d’un mari handicapé telle une matriarche qui ne s’écrase jamais devant l’injustice. Honnête, elle croit au bien commun. Mais ce principe a un prix. Celui de ne jamais la décevoir. C’est ce qui anime et pèse le cœur de notre héroïne. Nous la voyons traverser son enfance et son adolescence, enchaînée à une colère vive, parfois terrifiante. L’auteure nous décrit ce qui l’habite avec des mots âpres et saisissants. Jamais elle ne la juge. Elle nous invite à côtoyer ce personnage peint dans un magnifique clair-obscur, qui se débat en silence, mais non sans violence, dans le monde qui l’entoure. C’est celui des années 2000, au cœur d’une commune de Rome, à Bracciano, là où se trouve un lac qui accueille une eau calme mais dont les profondeurs sont sombres. Comme notre adolescente et comme la société qui ne cesse de s’individualiser. Entre une mère qui se bat pour des principes au point d’oublier d’être affectueuse et une société consumériste qui, insidieusement, crée un sentiment permanent de frustration, comment ne pas être assombri intérieurement. Un roman juste et formidable !


  • Jours de colère

    "L'eau du lac n'est jamais douce" est un roman âpre qui raconte l'enfance de Gaïa, une gamine des quartiers périphériques de Rome. Ce texte qui s'inscrit dans la tradition du roman social, nous parle d'une colère qui enfle peu à peu et se nourrit des expériences -souvent décevantes- de la vie.
    Un texte rugueux qui dégage une énergie redoutable et qui confirme, une nouvelle fois, la vitalité de la littérature italienne féminine.


  • par (Libraire)
    11 mai 2022

    Un cri de colère !

    Ce roman raconte l’histoire d’une famille italienne des années 2000 qui vit dans un grand dénuement. La mère se démène pour trouver un logement décent dans une petite ville rurale à 30 km de Rome et à force de sacrifices tente de maintenir à flot sa famille et ses quatre enfants. Le père, paralysé suite à un accident de travail est devenu un accessoire encombrant et pénible. Le fils aîné a quitté le cocon familial pour tenter l’aventure anarchiste. La fille aînée est une brillante élève dont on va suivre le parcours scolaire jusqu’à l’université. Subissant brimades et vexations en classe, elle doit démontrer qu’elle est quelqu’un, affirmer sa féminité, ses idées et son désir d’avenir malgré les conditions de vie peu favorables. L’auteure nous livre un puissant roman social : réflexions politiques sur la baisse des engagements, l’abstention, la tentation de l’anarchisme, la mixité sociale et ses limites en milieu scolaire. C’est aussi le temps de l’adolescence et ses questionnements : être soi ou ressembler aux autres pour mieux s’intégrer en vue d’un avenir meilleur. A coup d’amitiés trahies, d’amours déçus, d’ambitions contrariées, la jeune fille avance à tâtons. Ce roman, puissant, foisonne de sujets d’actualité et dresse le portrait en creux de l’Italie d’aujourd’hui. Un vrai cri de colère contre les injustices, de désespoir contre les conditions de vie des pauvres, de rage contre la société et ses inégalités et d’espoir pour la lutte qui résonne longtemps après la lecture !


  • par (Libraire)
    7 mai 2022

    Antonia vit avec son mari handicapé et quatre enfants sur les rives du lac de Bracciano. Elle est courageuse, franche et dure, croit au bien commun. Cependant elle demande à sa fille de ne compter que sur elle. Gaïa va apprendre à ne pas se plaindre, lire des livres, ne pas regarder la télévision, cacher son téléphone portable dans une boîte à chaussures. Elle va réagir violemment, se venger avec détermination face à tous ces sacrifices, ces souffrances et ces injustices.
    Histoire amère et vraie sur la tromperie de la méritocratie et l'hypocrisie de la province.


  • par (Libraire)
    4 mai 2022

    Une adolescence en colère

    Pour Gaia avoir douze ans est une véritable épreuve ! Elle voudrait être encore cette petite fille que son grand frère protège. Elle ne veut pas changer de quartier et se retrouver dans un nouveau collège. Cela veut dire, se faire accepter par de nouvelles personnes. Gaia grandit quand même, entourée de ses meilleures amies.
    Les amitiés se font et se défont le temps d'un été. Les premières amours sont difficiles et laissent un goût amer.
    Roman de l'adolescence, "L'eau n'est jamais douce" évoque les peurs, les chagrins, et les combats que l'on doit mener pour grandir et s'accepter.
    Un deuxième roman réussi !

    Mila.


  • par (Libraire)
    20 avril 2022

    En colère

    Gaia est une jeune adolescente à part, d’une grande maturité - presque trop. Elle nous raconte sa vie, sa mère, Antonia Colombo, pilier du foyer familial, d’une droiture exemplaire et d’une exigence sans failles. C’est elle le Pater familias, son mari est infirme à la suite d’un accident du travail, le fils ainé est très vite mis au ban, sur injonction d’Antonia elle-même. Quant aux frères jumeaux, ils devront suivre sans trop s’appesantir sur leur sort.
    Gaia fait état de ce quotidien précaire, miné par les vicissitudes de la vie. Elle tâche de filer droit, en suivant les préceptes de sa mère, à savoir ne compter que sur elle. Elle affronte les tourments de l’adolescence, faite d’amitiés fortes et bouleversées, de déconvenues amoureuses et d’un manque d’estime d’elle-même ravageuse. Progressivement toutes ces frustrations se muent en colère. La colère de Gaia est terrible, elle est tapie là en elle, prête à bondir dès que le besoin se fait sentir. Elle se méprise alors et ce sentiment ne fait que s’enkyster. Parviendra-t-elle seulement à dompter cette souffrance voire à s’en affranchir ?
    La colère irrigue ce roman, une colère noire, brutale, violente et à certain égard nécessaire. Un roman qui émeut par sa justesse et par ce personnage de Gaia d’une intransigeance et d’une lucidité redoutables.